Oubli des identifiants ? - Inscription

En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies destinés à mesurer la fréquentation du site et à la suppression de ce bandeau d'information. En savoir plus

J'accepte

Nouvel ordre mondial pour feeling old-school

Aller an bas de page Bas de page
  • Lire l'article
  • Les avis
  • Les Images
  • Jeux en relation

Nouvel ordre mondial pour feeling old-school Nouvel ordre mondial pour feeling old-school

MICROSOFT XBOX ONE

Le 03 Septembre 2015 - Par Gunmax - article lu 828 fois - Moyenne de 18,50

Parlons aujourd'hui du dernier opus de la série WOLFENSTEIN. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit récapitulatif de l'historique de la série peut-être utile.

 


Un peu d’Histoire


1991: qualifié de père des FPS - malgré qu’il ne soit techniquement parlant pas le premier - et issu du génie d’une poignée d’hommes que sont notamment John ROMERO et John CARMACK regroupés au sein d’un studio désormais mythique : ID Software, WOLFENSTEIN 3D a été une claque pour le monde vidéo ludique. Graphisme 3D nouvelle génération et vue subjective au service d’un shooter nerveux et dynamique dans lequel vous devez vous échapper d’un terrible château labyrinthique rempli à craquer de nazis et de leur terrible führer en personne qui constitue le boss de fin.

 

 

 

 

2001 : le studio remet le couvert avec RETURN TO CASTLE WOLFENSTEIN. Là encore ID (le jeu est co-développé par le jeune studio GRAY MATTER) impose son FPS : tournant sous le puissant moteur phare de l’époque, celui de QUAKE III (jeu et moteur de… ID), le jeu met en scène dans une version magnifique, le lugubre château duquel notre héros – B.J BLAZCKOWITZ - doit s’échapper pour contrecarrer les plans de la division paranormale SS. Le jeu intègre également de nombreux passages en extérieurs, notamment dans la ville de Kugelstadt ou agit secrètement le cercle Kreisau, une organisation de résistants. Les technologies de l’époque permettent donc d’avoir un jeu plus complexe mais qui reprend tout ce qui fait le sel de la série : du shoot nerveux, violent et dynamique. Ce fût un succès.

 


 

 

2009: après un épisode spin-off, en 2002 dénommé Ennemy Territory et consacré au multijoueur par équipe (l’axe contre les alliés) dans un contexte plus réaliste, ID tente de ramener la série sur le devant de la scène après avoir sorti des suites à DOOM et à QUAKE. Sobrement intitulé WOLFENSTEIN et développé par RAVEN Software. Cet épisode essaye d’apporter plusieurs nouveautés à la franchise mais sera finalement un opus en demi-teinte. La faute principalement à l’ajout d’Isenstadt la ville dans laquelle se déroule le jeu. Il est possible de la parcourir librement. Certaines parties de la ville donnent accès à des missions de l’histoire, d’autres à des missions secondaires qui se déroulent dans des quartiers de la ville. Le but étant de reprendre le contrôle de la cité grâce à ces missions annexes.



 

 

Premier défaut, si l’idée pouvait être bonne, elle casse atrocement le rythme du jeu et on perd ce plaisir jouissif à dézinguer des nazis sans temps morts tout au long du jeu. Second défaut, l’ajout du « voile » une sorte de dimension alternative qui octroie des pouvoirs à ce bon vieux BLAZCKOWITZ, comme arrêter les balles par exemple. Là encore, l’idée n’est pas mauvaise mais ne se prête pas du tout au jeu ce qui en fera un opus simplement sympathique.


2009 - 2014: quelques années plus tard, ZENIMAX, maison mère de BETHESDA (la série ELDERS SCROLL, FALLOUT) rachète ID Software. Alors que le studio vient de sortir RAGE, édité par sa nouvelle maison mère, il est sur le développement de celui qu’on appelait à l’époque DOOM 4. ZENIMAX souhaite lancer un nouvel opus de la série WOLFENSTEIN et confie le développement à l’un de ses studios maisons : MACHINE GAMES. Il s’agit d’un jeune studio fondé en 2009 et acquis en 2010 par ZENIMAX et basé en Suède. Si WOLFENSTEIN THE NEW ORDER sera leur premier jeu, les fondateurs sont des anciens de STARBREEZE (RIDDICK) et possèdent donc un certain savoir-faire. Pour autant, les voir toucher à une série mythique pour leur premier jeu faisait un peu peur. Mais voyons plutôt depuis bientôt un an que le jeu est dans les bacs comment s’en est sorti le studio. Pas facile de sortir un nouvel opus pour une série aussi renommée qui se distingue désormais par un gameplay « old-school » dans une époque où (hélas) le standard du FPS se nomme Call of Duty ou Battlefield (bien que ces jeux aient également de grandes qualités).

 

 

 

 

 

 

 

Un nouvel ordre mondial


WOLFENSTEIN : THE NEW ORDER prend place en 1946 en pleine 2nde guerre mondiale alors que la machine de guerre nazis écrase les alliés. La défaite est proche. Dans un dernier espoir de mettre le IIIème Reich à genoux, le haut commandement allié monte une offensive visant à prendre d’assaut la forteresse du Général Strasse a.k.a le boucher. Strasse est à l’origine de la puissance actuelle de l’armée nazis: bergers allemands mécanisés, über soldats, armement technologiquement plus avancé et j’en passe. L’armée nazie est en tout point supérieure aux alliés.

 


 

 

Ce premier chapitre du jeu permet de retrouver une ambiance plutôt connue des joueurs de la série : une sorte de vieux château, un décor de 2nde guerre mondiale qui fait remonter toute la nostalgie qu’on peut éprouver depuis que l’époque n’est plus exploitée dans les jeux et bien évidemment on défouraille du soldat nazi à la pelle avec un premier arsenal d’armes à feux et de couteaux plutôt convaincant. Premier constat : c’est bourrin, c’est violent, ça « gueule » en allemand de partout et quand on n’affronte pas un soldat basique on se bat contre une monstruosité mécanique sortie tout droit de l’esprit malade de Strasse. Pas de doute, pour le moment on est bien dans Wolfenstein !


Mais, l’opération ne se déroule pas comme prévue et après avoir été fait prisonnier par votre hôte vous devez vous échapper, mais le temps presse. Vous êtes prisonnier d’une sorte de chambre crématoire et alors qu’au bout de la pièce vos compagnons d’armes commence à rôtir vous réussissez à vous échapper par une fenêtre donnant sur le vide et la mer en contrebas.


Pour parvenir à vous échapper vous devez faire un choix entre deux méthodes d’évasion, l’une proposée par Fergus et l’autre par Wyatt, pour défaire vos menottes. Vous devez en choisir une que vous conserverez jusqu’à la fin du jeu. Ce choix (crochetage de serrure ou piratage) n’a au final que peu d’impact sur le jeu. Selon le choix effectué certaines zones dans les niveaux vous seront accessibles alors que d’autres non et vice-versa. Au-delà de ça, cela change certains PNJ, quelques cinématiques et le niveau de vie ou d’armure ramassé au cours du jeu. L’intérêt de refaire le jeu est limité sauf pour ceux qui veulent trouver tous les objets, trésors, dossiers etc.


Une fois dehors, ce brave B.J est frappé par un éclat de shrapnel qui le transforme en légume jusqu’au début des années 60. Et lorsqu’il se réveille, les nazis ont gagné la guerre et dominent le monde. Comment ? Ce sera à vous de le découvrir!

 

 

 

 

 

 

Clichés, séries B, références aux films de guerre, tout y passe !


Avec ce titre, vous commencez à avoir peur et vous pensez savoir ou je veux en venir. Ne partez pas, vous n’avez pas tout deviné!


Le titre vous a mis la puce à l’oreille : oui le scénario exploite ou fait référence à une grande partie des classiques, des poncifs et des clichés issus principalement des séries B traitant des nazis (Outpost, Iron Sky – des chefs d’œuvre sur le sujet – notamment) mais également de quelques anciens films de guerre. C’est là un des bienfaits de MACHINE GAMES sur la série. Soyons honnêtes, ID a toujours été très mauvais en termes d’écriture et de narration. Le changement est bienvenu, car la série gagne une vraie plus value en termes de trame narrative, de caractérisation des personnages -B.J en tête - et de mise en contexte.



 

 

Le scénario joue donc habilement avec le joueur en utilisant à fond le côté second degré et ne se prend jamais au sérieux et distille une histoire qui se laisse suivre afin de nous dévoiler l'origine de la supériorité nazis et bien entendu comment y mettre fin. L'histoire permet de recourir à toutes les caractéristiques des films et séries B sur les nazis: on a pèle-mêle une attaque sur un hospice, une base sur la face cachée de la lune (si si), un camp de concentration, un château bien sûr et j'en passe parmi d'autres. Le studio s'est permis certains passages un peu malsains et limite hardcore, normal on est dans WOLFENSTEIN et il faut que ça se voie. On a donc droit a une crémation, un chapitre très inspiré et très glauque dans un camp dans lequel le joueur arrive avec des centaines d'autres civils dans un wagon à bestiaux et est accueillie par la fameuse FRAU HENGEL qui attrape un bébé par les pieds en tenant une sorte de bâton dans l'autre main. Là encore le jeu dose bien les moments "forts", l'humour, l'histoire et même le sexe (et oui le héros vous montre que TOUTES ses armes sont grosses!).



 

 

Pour pousser plus loin l'approfondissement de l'univers, chaque niveau du jeu contient des lettres (qui font partie des objets à collecter) qui racontent la vie de citoyens ou de soldats ayant fait la guerre ou vivant sous la coupe des nazis. On trouve aussi çà et là des coupures de journaux, des journaux intimes, des notes de travail d'officiers etc. qui permettent si on prend le temps de les lire d'approfondir le background du jeu, d'avoir accès à des textes culturels, des lois ou d'autres aspects liés à l'époque et au contexte politique qui favorisent largement l'immersion du joueur. Enfin, les personnages bénéficient d'un vrai traitement, de notre héros à son entourage, en passant par les principaux ennemis (mention spéciale à FRAU HENGEL) les développeurs ont fait l'effort de donner de "l'épaisseur" à tout le monde et c'est appréciable. Au travers de récits racontés par les différents PNJ, ou par BLACKOWICKZ lui-même, qui tout au long de l'aventure nous gratifie de ses pensées, et de toutes ses émotions qui ponctuent les moments de calme de chaque chapitre permettent de donner une certaine vulnérabilité au personnage et de le rendre plus humain, tout en gardant son côté gros bras "bad-ass" avec des répliques pleines d'humour et de grossièretés que n'aurait pas renié le DUKE en personne. Le chara - design se ressent aussi sur les ennemis et en particulier sur FRAU HENGEL comme je le mentionnais plus haut, cette malade-sadique-horrible bonne femme et officier nazi de haut-rang (toujours accompagnée de son jeune-homme jouet) provoque à la fois le rire chez le joueur par son côté too-much dans le cliché de l'officier nazi et le dégoût qui pousse cette fois le joueur à féliciter B.J pour les insultes lâchées.


Le jeu se permet aussi de glisser à pas mal d'endroits des références et autres easter-eggs en lien avec la saga. Les deux plus marquants étant le nom de l'ennemi principal : le Général STRASSE qui est présent également dans Return to Castle Wolfenstein en tant que commandant de la division paranormale S.S et le niveau cauchemar dans la base de la résistance qui permet de jouer un niveau de Wolfenstein 3D avec les graphismes de l'époque (sauf pour les armes). Sympa! Les autres références sont plus discrètes mais très appréciables pour ceux qui connaissent bien les autres opus.

 


A l 'ancienne !


Evoquons maintenant le gameplay et level design du jeu. Je vous rassure tout de suite sur le gameplay, on est dans un jeu FPS old-school pur jus. Les ennemis arrivent par pelletée entière prêts à en découdre avec vous. Ça tombe bien vous êtes là pour ça! On retrouve toutes les caractéristiques des vieux shooter : pas de limites d'armes transportable ce qui fait que vous êtes un arsenal ambulant, pas de vie ni d'amure qui remontent toutes seules, il faut donc bien gérer l'effort et surtout ramasser des medikits et des gilets de temps à autre. Si ce retour aux sources est plus qu'appréciable dans une époque où tous les FPS sont soumis à la remontée magique de la vie et des boucliers il y a tout de même un bémol dans le jeu: il est nécessaire d'appuyer sur une touche pour ramasser chaque packs de munitions, chaque trousse de soins et chaque armure, ce qui dans le feu de l'action est parfois un peu complexe. Pourquoi ne pas tout simplement passer dessus pour ramasser? Passée cette contrainte, le reste n'est que pur plaisir: toutes les armes sont utilisables en akimbo (oui oui toutes vous dis-je!) et disposent d'une fonction secondaire (ça aussi c'est génial le retour des fonctions alternatives des armes). Si parfois elle est certes utile mais mineure comme les silencieux sur les Lüger, sur d'autres armes c'est franchement jouissif. On trouvera par exemple des lance-grenades sous les fusils d'assaut ou des chevrotines qui rebondissent sur les pompes! Les fusillades se transforment donc en véritable boucherie, d'autant que le jeu n'est pas avare en effets gore et en démembrassions en tous genres d'autant que les armes font des bruits particulièrement agréables et on ressent toute leur puissance. En un mot elles font MAL!

 


 

 

MACHINE GAMES a tout de même modernisé certaines mécaniques de jeu en intégrant des sortes d'arbres de compétences. Chacune d'elles se débloque en réalisant une action particulière dans le jeu (tuer un certain nombre d'ennemis avec telle arme, éliminer les ennemis dans telle position etc.). Une fois débloquées ces compétences boostent vos armes, votre armure etc. et améliorent donc vos aptitudes au combat. Autre point, le jeu compte désormais une part d'infiltration. Si au départ on peut penser que cela dénature le jeu, dans les faits ce n'est pas forcément le cas. Premièrement, parce que dans la majorité des situations il est possible de passer outre et de foncer dans le tas et deuxièmement parce que cela apporte de la variété dans le gameplay et enfin parce que certains (rare) passages nécessitent obligatoirement un recours à la discrétion. Ces passages nécessitent d'être silencieux et invisibles mais pas pacifiques. Aussi vous avez à votre disposition des techniques d'exécution au couteau - pour le coup plutôt violentes et bourrines - ou tout simplement un Lüger silencieux très puissant et disposant d'une très (trop?) longue portée.

 

Les développeurs ont su adapter le level design aux différentes phases de gameplay. Ainsi chaque niveau offre aux joueurs plusieurs chemins pour appréhender les différentes situations. Clairement, l'une des voies permettra de passer discrètement alors qu'une autre qui, si elle n'exclut pas la discrétion favorise le rentre dedans! Les chemins de traverse nécessitent souvent un minimum d'exploration pour les dénichés (grille d'aération, passage secrets etc.) et permettent de rendre le jeu moins linéaire et ainsi d'apporter un tout petit peu de rejouabilité. Quoi qu'il en soit, le level design est bien travaillé et les chapitres se parcourent avec un réel plaisir. A noter également, le challenge est au rendez-vous si vous montez un peu la difficulté, ce qui n'est pas pour déplaire dans une époque où beaucoup se plaignent de la trop faible difficulté des jeux.

 

 

 

 

 

 

 

Technologiquement avancé?


Là-dessus le jeu n'est pas à l'image du Reich qu'il met en scène. Si graphiquement le jeu tient largement la route, il n'est pas ébouriffant pour autant. Visuellement on tient plutôt du jeu à cheval entre deux générations de consoles, à savoir que graphiquement le jeu se situe tout en haut du panier de la génération précédente et sur l'entrée de gamme de la génération actuelle. On trouve des graphismes malgré tout de très bonne facture et détaillés. Ceux-ci reflètent à merveille l'ambiance du jeu, et notamment l'aspect totalitaire et uniforme du régime avec une dominante de gris et de couleurs saturées. Le bémol ira principalement sur les personnages dont les visages gagneraient à être plus fins, plus détaillés et moins "lisses".


La bande son n'est pas en reste avec des doublages de bonnes qualités, et des bruitages très bien réussis en particulier pour les armes qui font de sacrés bruits. La musique reste assez en retrait si on regarde la globalité du jeu. Les moments où elle intervient, elle sert bien le jeu mais on aurait aimé en avoir plus (à moins que son refrain soit "putain de nazis").


Sur le reste le jeu est parfaitement fluide et l'action rapide et nerveuse qui permet de maintenir le joueur sous pression et dans un rythme soutenu tout au long de l'aventure.

 

 

Alors verdict ?


En conclusion que vaut ce WOLFENSTEIN: NEW ORDER de MACHINE GAMES? Si vous êtes amateur de la saga vous vous retrouverez dans cet épisode qui se démarque suffisamment - notamment grâce à la modernisation du gameplay -  de ces prédécesseurs en conservant l'esprit qui fait la série et en multipliant les références. Vous prendrez donc du plaisir à faire le jeu. Si vous êtes tout simplement fan de FPS old-school ou de FPS bourrin tout court ou que dessouder des "Nazis" vous manque, vous devriez trouver également votre compte dans ce jeu. Pour les autres, eh bien, là ça risque d'être la déception. Le jeu n'apporte pas spécialement de nouveautés à ce qui peut exister sur le marché et est simplement ce que la saga a toujours été : un FPS bas du front et jouissif! Alors que le jeu indé renoue avec la plateforme à l'ancienne, WOLFENSTEIN renoue avec le FPS d'avant. Un bon jeu malgré quelques menus défauts.


15/20.

 

Les Images

Le boucher dans ses oeuvres Le choix de Fergus ... ... ou le choix de Wyatt?Pompes en akimbo : carton en vue!Une exécution furtive en bonne et due forme! La belle Frau Hengel! Qui a dit PEGI 18?Wolfenstein 3DReturn to castle WolfensteinWolfenstein (2009)Base lunaire Le camp Belica

Les jeux en relation

Les Avis des Gamers

Avis de PentoGGA
Le 05 Septembre 2015 - Par PentoGGA -
Moyenne de l'article 19 /20

Merci pour cet excellent moment de lecture !

Avis de Docteur Jones86
Le 05 Septembre 2015 - Par Docteur Jones86 -
Moyenne de l'article 18 /20

J'ai fait ce jeu sur PS4, il est vraiment sympa et ça fait des mois que j'ai un article en préparation. Le tiens est très bon, merci!

Aller en haut de page Haut de page
Rechercher uniquement dans :






Recherche avancée
connexion

Vous n'êtes pas identifié !

Pseudo
Mot de passe
Connecting