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Le Doc analyse la Menace Fantôme

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Le Doc analyse la Menace Fantôme Le Doc analyse la Menace Fantôme

Saga

Le 12 Décembre 2015 - Par Docteur Jones86 - article lu 1061 fois - Moyenne de 18,50

Retour sur l’un des films les plus attendus de l'histoire mais aussi l’un des plus critiqués : STAR WARS EPISODE I LA MENACE FANTOME

 


 

Depuis la fin de la trilogie classique, Lucas ne s'est jamais caché de faire une nouvelle trilogie se déroulant avant celle qu'il venait de conclure. Dans les années 70 il parlait même de trois trilogies, idée abandonnée puis reprise quand Disney rachète Lucasfilm en 2012. Sans jamais vraiment dater la sortie de cette « prélogie », la légende veut que c'est en voyant Jurassic Park et ses effets visuels que tonton Lucas se décida à mettre en chantier l'épisode I. Il en profite pour sortir en 97 l'édition spéciale de la trilogie classique, célébrant les 20ans de l'épisode IV, dépoussiérant quelques effets visuels et rajoutant quelques scènes. La machine Star Wars se remet en marche comme jamais, enfin elle ne s'est jamais vraiment arrêtée depuis 1983.

 

 

Aux origines de la Menace Fantôme

 

Si le film sort en 1999, c'est en 1994 (juste après Jurassic Park) qu'il est mis en chantier. Cette année-là le producteur Rick McCallum se met en quête d'artistes et de concepteurs pour l'épisode I, les recherches dureront six mois. Parmi ses recrues citons Ian McCaig et Terryl Whitlatch.


 


La fin d'année 1994 sera importante car c'est à ce moment que George Lucas commence la rédaction du scénario du film et que Doug Chiang (de chez ILM) est nommé directeur artistique du film.

Eté 1995, David Dozoretz (responsable des effets et de la prévisualisation) et Ben Burtt (spécialiste du son) se mettent au travail pour l'animation de la célèbre course de pods. On est quand même 4ans avant la sortie du film, ça montre tout le côté "pharaonique" du projet !

Printemps 1997, période charnière pour la Menace Fantôme ! En avril des rumeurs parlent de Liam Neeson, Natalie Portman et Ewan McGregor pour les trois principaux rôles du film. A l'époque rien n'est encore officiel mais Lucasfilm avait bien retenu ce trio. Juin de la même année, la présence de Samuel L. jackson est officialisée. Le 26 juin le tournage débute, à ce stade le film n'a pas encore de titre mais ce qui est sûr c'est que le métrage prend forme ! Le tournage principal prend fin le 29 septembre 1997.


 

 

1er octobre 1997 Ewan Mcgregor (Obi Wan) et Ray Park (Dark Maul) tournent leur duel au sabre laser sous la supervisons du cascadeur Nick Gillard.

 

 

 

Une petite photo de Nick Gillard et moi en 2012...juste histoire de faire mon malin !


Le début d'année 1998 est consacré à la post-production, création de la majorité des effets visuels, qu'ils soient numériques ou pas. En avril 1998 nous fêtons la naissance de Jar Jar Bonks, si pendant tout le tournage l'acteur Ahmed Best a tenu le rôle du gungan avec un costume en latex assez détaillé, il sera par la suite numériquement recouvert... de la motion capture avant l'heure. L'été de cette même année voit le tournage de scènes additionnelles. Notons qu'à partir du 22 juin 1998, Lucasfilm.com commence à diffuser des vidéos explorant la préparation du film avec pour point de départ Novembre 1994 là où Lucas a commencé la rédaction du scénario.


1er novembre date très importante car sort la première affiche du film, ce que l'on peut appeler une affiche teaser, quoi qu'il en soit elle fait son petit effet.


 


Deux semaines plus tard la première bande annonce va être diffusée.

 

 

En route vers les étoiles


A partir de fin 98 la dernière ligne droite est entamée, le film est prévu pour mai 1999 aux Etats-Unis et la diffusion de la bande annonce le 17 novembre 1998 retient toutes les attentions. L'effet qu'elle a eu est semblable à la première bande annonce de l'épisode VII sauf que pour le coup c'était nouveau de voir ça sur le net, elle a été téléchargée 10 millions de fois sur le site de Lucasfilm.

 

 

 

 

A l'époque elle me faisait baver et avec le recul je trouve qu'ils avaient vraiment fait un super travail sur cette première bande annonce, elle pose bien le cadre et donne terriblement envie d'aller voir le film (oui je sais c'est le but !).

 

1999 arrive et les choses s'enchaînent à la vitesse de la lumière. En février John Williams enregistre la bande originale du film. Le 11 mars, 4 jours après la mort du grand Stanley Kubrick, sort la bande annonce définitive.

 

 

 

 

Ici l'accent est plus mis sur l'invasion de Naboo. Encore une fois c'est magnifique et ça met l'eau à la bouche.

 

Chose marante, le jeu adapté du film sort sur PC environ un mois avant la sortie du film.

 

Le 12 mai, certains cinémas des Etats-Unis et du Canada font une opération de prévente des billets pour le film. Un quota de 12 maximum par acheteur est fixé, il faut savoir que certains fans font la queue depuis plusieurs jours devant les cinémas. Encore une semaine et le film tant attendu, sans doute le plus attendu du XXème siècle, va envahir les écrans.

 

 

19 mai 1999, le destin des Skywalker est en marche


C'est ce jour que le film sort aux Etats-Unis. Le premier jour d'exploitation voit les recettes s'élever à 28,5 millions de dollars et celle de la première semaine s'élève à 132,4 millions de dollars...un record à l'époque. Le film finira l'année avec 924 millions de dollars de recettes internationales, devenant le deuxième film le plus rentable de l'histoire du cinéma.

 

Si les critiques ne flinguent pas le film et sont plutôt favorables dans l'ensemble, les mauvaises réactions vont venir des fans de la première heure. En effet ils reprocheront au film son côté enfantin symbolisé par Jar Jar Binks et l'avalanche d'effets numériques. Encore aujourd'hui le film est considéré comme le moins bon de la saga, personnellement je ne suis pas d'accord mais nous y reviendrons plus tard.

 

Il n'empêche que commercialement le film est un énorme succès, en dehors des entrées les nombreux produits dérivés se vendent comme des petits pains. Les enfants de l'époque accrochent vraiment le ton pris par le film, et contrairement à ce que l'on peut croire le grand public a bien accueilli le film.

 

Pari réussi pour Lucas, la nouvelle trilogie est en marche et nous mènera jusqu'à la chute de la république et d'Anakin!

 

 

 

Du grand cinéma !


Maintenant que j'ai bien parlé de tout ce qu'il y avait autour du film, de ses origines à sa sortie, il est temps de s'intéresser au métrage en lui-même. C'est le moment où je vais donner mon avis, ce qui n'engage que moi et je n'ai pas la prétention de faire une critique objective. Ce film a déjà fait couler beaucoup d'encre chez les fans et il est possible qu'en lissant les prochaines lignes je m'en mette quelques uns à dos, ce dont je me fous royalement !

 

Ceci étant dit, je vais recontextualiser le moment où j'ai vu le film pour la première fois. J'avais l'âge parfait, 13 ans. Assez vieux pour comprendre les mécanismes d'un film et assez jeune pour encore s'émerveiller naïvement. J'ai vu le film un mois après sa sortie grâce au cinéma ambulant de mon village et j'étais excité comme une puce ! Pendant plus de 2 heures j'en ai pris plein les yeux, j'étais émerveillé. A la fin du film ma première réaction fut : "Ce film est grandiose !". En tant que jeune fan à aucun moment j'ai été choqué par quoi que ce soit dans le film, même pas par Jar Jar Binks. Grandiose du début à la fin avec des combats au sabre superbement chorégraphiés, une séquence sous-marine à la fois originale et impressionnante et une course de pods d'un très grand fun.

 

Dans l'ensemble rien à reprocher au film, bien au contraire. Le spectacle est assuré, haut en couleur et avec une belle galerie de personnages.

 

 

 

16 ans après, ce que je retiens surtout du film ce sont les scènes d'actions et la direction artistique. La chorégraphie des combats au sabre est juste magnifique dans sa gestuelle, pleine de classe.

 

 

 

 

Le point culminant du film est la course de modules qui encore aujourd’hui est super impressionnante... imaginez à l'époque alors. Référence à Ben Hur et sa course de chars. L'intensité et le fun de cette scène atteignent des sommets, c'est pas pour rien que le jeu qui en est issu a été si bien reçu !


 

 

 

Faut bien avouer qu'au fil des années la course de pods est devenue culte et le symbole de cet Episode I. D'ailleurs le passage pousse très loin un élément que l'on trouve tout le long du film : son côté cartoon. Jar Jar, Sebulba et la majorité des pilotes de modules ont un aspect dessin animé complétement assumé !

 

 

 

 

Les images parlent d'elles même et je pense que c'est cet aspect du film qui a fait hurler les "puristes". Certes loin de ce que l'on a pu voir dans l'Episode IV et V, mais pas si loin de l'Episode VI (même dans la version de 1983).


 

 

 

 

Oui c'est moins poussé mais c'est présent quand même, mais à l'époque on avait moins de rageux et la scène du palais de Jabba a un argument de choc.


 

 

 

Fermons la parenthèse. Si le côté cartoon donne un côté "enfantin" au film, il lui apporte aussi quelque chose de cool et c'est loin d'être désagréable !

 

 

Des humains et des aliens


Ce qui fait la force de la première trilogie ce sont ses personnages. La Menace Fantôme était donc attendue au tournant d'autant plus qu'on allait découvrir Anakin Skywalker quand il est encore un enfant et Obi-Wan qui est encore un padawan.

 

Dans la trilogie classique c'est L'Empire Contre Attaque qui donne de la profondeur aux héros, bien que pour Luke et Vador c'est valable dès le film de 1977. Il était donc logique d'attendre beaucoup de travail sur le personnage d'Anakin. Le fait est qu'il apparaît assez tard dans le film, mais c'est quand même lui qui permet à la reine et aux Jedi de quitter Tatooine et il détruit le vaisseau amiral droïde lors de la bataille de Naboo. Ce n’est pas ça qui lui donne de la profondeur mais un rôle clé qui va susciter l'intérêt de Qui Gon et d'un certain chancelier Palpatine. L'enfant à un caractère messianique, il a pour ambition de libérer les esclaves de Tatooine et il est très sensible à force... de bonnes bases pour l'Episode II.

 

Obi Wan, jeune mais plein de sagesse, en retrait par rapport à son maître, sauf dans les dernières minutes du film. Car la véritable vedette du film c'est le Jedi Qui gon Jinn, chevalier Jedi et maître d'Obi Wan Kenobi. C'est lui qui est en charge de résoudre le conflit entre Naboo et la fédération du commerce, c'est lui qui découvre Anakin et c'est lui qui décide d'en faire un jedi car il voit en lui l'élu de la force ! Il s'agit donc d'un personnage clé de la saga, et en plus d’être intéressant par ses actions, il est intéressant par son caractère car c'est une tête brûlée qui ne se gêne pas de défier le conseil Jedi.

 

 

 

Autre acteur clé de l'intrigue, la reine Padmé Amidala. Elle est au coeur de l'intrigue puisque qu'elle s'oppose au blocus de la Fédération du Commerce sur sa planète Naboo, ce qui sera le point de départ de la guerre des Clones et de la chute de la République. Je ne m'attarde pas sur l'histoire puisque j'y reviendrai plus tard. Encore un personnage qui brille par ses actions, a 14 ans elle n’hésite pas à prendre les armes et à s'imposer dans la politique galactique. Là non plus on ne s'attache pas à la psychologie du personnage mais elle reste intéressante. Ce que le publique a surtout retenu de Padmé dans ce film ce sont ses costumes et ses coiffures. Encore une preuve que le film brille par son esthétisme.

 

 

 

Il est temps d'évoquer Jar Jar. Je le définis comme le mélange de Chewbacca et du duo C3PO/R2D2. Il a à la fois le rôle du compagnon extraterrestre des héros et le rôle comique qu'avaient les droïdes dans la trilogie classique car si les robots sont présents dans le film, ils sont trop peu de temps ensemble pour tenir le poste de comiques de service. Le fait est que Jar Jar a l'air de sortir tout droit d'un Tex Avery et qu'il est un peu trouillard et maladroit pour tenir le rôle du compagnon qui joue du blaster. Pas si insupportable que ça, il va jouer un rôle diplomatique décisif dans la bataille de Naboo (et plus tard dans la guerre des Clones).

 

Pour conclure du côté des gentils, La Menace Fantôme est l'occasion de voir l'ordre Jedi (et le conseil) évoqué dans la trilogie classique. Hormis Obi Wan et Qui Gon, retenons Yoda et Mace Windu. Yoda voit le danger dans la formation d'Anakin mais il finira par accepter qu'Obi Wan assure sa formation car il prend conscience de la menace Sith. Voilà l'intérêt du petit Jedi vert dans ce film où il se fait relativement discret. Mace Windu, très discret, il est le second de Yoda et tient une place minime dans cet opus (contrairement aux deux suivants).

 

Passons maintenant au méchant, la campagne publicitaire mettait surtout un méchant en avant : Dark Maul ! A l'époque je croyais qu'il allait être le grand méchant de toute la nouvelle trilogie (avant l'arrivée de Vador), ben je me trompais. Dark Maul se fait couper en deux à la fin du film. Il reste le méchant emblématique du film, mais pas le grand méchant qui est Dark Sidious (en fait Palpatine mais ça on l'apprend dans l'Episode III). D'ailleurs c'est le modèle de la trilogie, un méchant (voir deux) par film pour faire l'action et Sidious qui tire les ficelles derrières. Mais revenons à Dark Maul, un Sith mystérieux disciple de Dark Sidious. Peu de dialogue mais un look et un sabre qui marquent les esprits ! Il a tout du tueur froid et efficace avec un style de combat franchement stylé et impressionnant. Son apport à la saga... pas énorme mais c'est quand même lui qui révèle la menace sith qui plane sur la galaxie et tue Qui Gon, ce qui oblige Obi Wan à devenir le maître d'Anakin. Dark Maul, un agent au service d'un vaste complot mais un agent redoutable.

 

 

 

Le premier méchant qui apparait à l'écran est le Vice Roi de la fédération du commerce, Nute Gunray. Plus pathétique que redoutable, il s'agit d'un vulgaire pion qui répond aux ordres de Dark Sidious. Détestable dans sa manière d'agir, non pas par idéologie mais pour des enjeux économiques. Pas vraiment un personnage marquant mais utile à l'histoire.

 

Concluons la partie perso avec Dark Sidious. Il apparait très peu dans le film, on sait que c'est un seigneur Sith qui vit sur Coruscant (capitale de la République galactique) et qu'il est à l'origine du blocus de Naboo. Beaucoup de mystères autour de lui mais c'est un des personnages clés du film.

 


Ainsi commence l'histoire des Skywalker

 

Il est temps de s'attarder sur l'histoire et le scénario du film, encore aujourd'hui très critiqué car soit trop enfantin soit trop axé sur la politique.

 

Plus j'y réfléchis et plus je me dis qu'il n’est pas évident de parler de l'histoire de la Menace Fantôme tant elle est riche ! En effet, ça fourmille d'éléments intéressants, pas forcément super approfondis c'est vrai, mais qui ont le mérite d'être là et j'ai intérêt à bien structurer la suite de mon article pour bien illustrer mon ressenti.

 

Le but de cette nouvelle trilogie est de montrer l'ascension de l'empire et de Dark Vador, et donc la chute de la République et d'Anakin Skywalker. A la base (dans les années 70/80) Anakin ne devait apparaitre que dans le troisième et dernier volet de la « prélogie », pour des raisons qui semblent évidentes aujourd'hui George Lucas a décidé de le faire entrer en scène dès le premier épisode. On peut donc en venir au but du film, faire découvrir Anakin Skywalker et montrer les prémices de la chute de la république. L'histoire de base c'est ça, très clair sur le fond mais maintenant faut voir la forme.

 

Bien que les destins d'Anakin et de la République soient liés, j'ai vais développer mon propos en deux paragraphes : un sur Anakin et un sur la politique.

 

Le film débute par la mission diplomatique de deux Jedi, Qui Gon Jinn et Obi Wan Kenobi, dont le but est de régler de façon pacifique le blocus de Naboo par la Fédération du Commerce suite à la taxation des routes commerciales. Bref, une puissance capitaliste qui impose un embargo à une petite planète pacifique... politiquement parlant ça commence fort et Lucas cache à peine son message. Les négociations échouent, la Fédération du Commerce envahit Naboo et fait de ses habitants ses prisonniers. Mais la reine Amidala s'échappe avec quelques membres de la cours grâce à l'aide des deux Jedi. Leur but, se rendre sur Coruscant (capitale galactique) afin de plaider leur cause devant le sénat galactique. Le chancelier Valorum refuse de prendre en compte la demande de la Reine suite aux conseils des bureaucrates et la reine demande une motion de censure à l'égard de Valorum... idée qui lui a été suggérée par le sénateur de Naboo, un certain Palpatine. Le temps que le vote se fasse, Amidala décide de retourner sur Naboo pour libérer son peuple, ce qu'elle accomplit avec succès. Peu après la bataille, Palpatine est élu chancelier suprême de la galaxie. Si on connaît un minimum la trilogie classique on comprend que c'est le début de la fin !

 

 

 

Vous trouvez surement mon résumé rébarbatif mais chaque élément compte. Tonton Lucas balance au monde entier ce qu'il pense du (ou des) système politique des puissances occidentales. Alors oui ce n’est pas fait avec finesse et se subsiste à tout l'aspect mystique des trois films de la trilogie classique, mais on commence à comprendre le pourquoi du comment de l'Empire. Peut-être que c'est chiant pour certains mais ça reste essentiel à la saga. Il existe aussi un parallèle avec la chute de la république romaine où on est passé à un empire, mais c'est plus vrai avec les deux épisodes suivants. Là on est face à une critique de la politique capitaliste et de la corruption. Mais quand on voit la « prélogie » dans son ensemble, on se rend compte que c'est tout autant religieux que politique (si on considère Jedi et Sith comme des religions).

 

Transition parfaite pour passer à l'autre aspect du film, la découverte d'Anakin. On sait déjà pas mal de choses sur Anakin grâce aux épisodes IV, V et Vi : c'est un grand pilote, un Jedi puissant et le père de Luke et Leïa.  Cependant cet épisode I va nous apprendre qu'il n'a pas de père, sa mère n'explique pas sa conception, on est donc en pleine figure messianique (comme j'en ai déjà parlé). Il n’est même plus question d'un Jedi "seulement" puissant mais de l'élu de la Force qui doit terrasser les Sith et restaurer l'équilibre de la Force...rien que ça. Le film donne une dimension quasi divine au personnage ; du coup on le voit autrement dans la trilogie classique. La découverte d'Ankin va être l'occasion de découvrir l'ordre Jedi et son conseil réservé à quelques maîtres et qui n'est pas sans rappeler la table ronde. Alors oui c'est moins métaphysique dans la première trilogie (surtout l'Empire contre attaque), surtout quand on parle de médichloriens qui font de la Force une histoire de génétique... ce qui met un coup au côté mystique de la chose. Peu de temps après sa découverte, Qui Gon en fait une autre : le retour des siths quand il est attaqué sur Tatooine par Dark Maul, dont la mission est de capturer la reine. C'est là que commence à s'assembler le puzzle : conflit au sein de la république, découverte d'un enfant qui répond à une prophétie et retour de la menace sith... trois éléments qui justifient le titre la Menace Fantôme, que se cache derrière tout ça?

 

On comprend vite que Dark Maul n'est que l'apprenti d'un puissant seigneur sith, qui sera découvert par les jedi qu’une dizaine d'années plus tard en la personne de Palpatine. Ce même Plapatine originaire de Naboo, planète visée par la fédération du commerce et qui vient d'être élu chancelier suprême. Un cadre politique réel et au cœur du film, mais vite dépassé par des enjeux plus obscurs voir funestes. On peut faire de nombreux parallèles avec l'histoire, mais il est trop tôt de les énoncer avec la Menace Fantôme.

 

Quoi qu'il en soit Lucas pose ici un cadre et une intrigue solide, assez pour tenir sur encore deux films. Alors oui ça manque de profondeur mais on est seulement dans la construction de cette nouvelle saga (bien que l'Attaque des Clones manque cruellement de profondeur et là c'est dommage). Certes Jar Jar est vite soulant et l'aspect Cartoon peut désorienter, mais c'est un parti pris non pas seulement pour vendre des figurines mais pour alléger un film lourd en intrigues politiques. A côté de ses défauts on a un film bien réalisé sans temps mort, un casting d'une grande qualité, avec des décors de ouf, des musiques sublimes, avec des scènes d'action d'une rare intensité, certains personnages marquants, avec des passages rapidement devenus cultes...

 

 

 

La Menace Fantôme est un film injustement descendu en flèche par une partie des fans. D'accord le film à des défauts, d'accord ça manque de mystère mais George Lucas intègre des élément clés à la suite de la saga (trilogie classique comprise) et on en prend plein les yeux pendant plus de deux heures ! Un plaisir à ne pas bouder. C'est un retour gagnant pour la saga et pas qu'en terme de recettes. Pas le meilleur Star Wars, pas le moins bon non plus, mais une oeuvre de qualité malheureusement incomprise !

 

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Les Avis des Gamers

Avis de Gunmax
Le 01 Janvier 2016 - Par Gunmax -
Moyenne de l'article 18 /20

Merci pour ce bel article sur un épisode que j'affectionne énormément et qui est tu l'as dit bien trop sous-estimé. Il pourrait cependant être bien meilleur (comme toute la prelogie) avec des personnages ayant plus de profondeur et mieux travaillé. Par contre je suis désolé mais autant certains ressorts comiques sont très bon comme les droides (R2 en tête) autant Jar Jar est un gros raté complètement insupportable qui fait perdre un peu de sa superbe au film et monopolise du temps caméra qui pourrait être mieux utilisé. Quoi qu'il en soit bravo pour ton article et que la force soit avec toi!

Avis de PentoGGA
Le 14 Décembre 2015 - Par PentoGGA -
Moyenne de l'article 19 /20

Un excellent article sur un épisode que j'adore car il permet d'implanter une trame scénaristique cruciale à l'univers de Star Wars. Le problème c'est que beaucoup de fans se croient "fan absolu" parce qu'ils kiffent les sabres laser ... ben hônnêtement je suis très heureux qu'une série comme Star Wars ne tombe pas dans ce =genre de fimlm d'action qui balance des combats à tir larigot juste pour le spectacle. Mais ceux qui aiment la profondeur Star Wars n'ont pu qu'apprécier cet épisode qui en dévoile beaucoup de zones d'ombre des épisodes des 80's. En ce qui concerne Jar Jar, je le trouve certes un peu trop cartoon mais quand on voit les musiciens de la Cantina de l'époque, il est plus crédible lol bref ça ne me gène pas du tout non plus. Et puis Star Wars c'est dans l'univers alors on n'a pas à décider de la représentation des races Aliens ^^. Merci pour cet article en tout cas.

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