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Genèse d'un serpent

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Genèse d'un serpent Genèse d'un serpent

SONY PS2

Le 07 Décembre 2011 - Par looping - article lu 820 fois - Moyenne de 16,00

 

 

 

 

 

Et le serpent s'approcha de la femme et dit "pourquoi me trahir?"

Que je débute ainsi par ces quelques mots vous montre à quel point je suis le plus fervent admirateur de ce que je considère comme le livre saint du jeu video. Notre passion élevé au rang d'Art avec un grand A. Peu de peuvent se targuer d'engendrer chez le joueur une idôlatrie sans limite totalement subjective. Les Final, Tomb raider, ou encore PES en font partie bien sur! Mais là on parle d'une autre sensation. Vous ne faîtes pas partie d'une histoire, vous êtes l'histoire...Kojima a révolutionné l'espace vidéoludique avec sa création. Souvenez-vous de la fin des années 90, le jeu video connaissait sa première véritable révolution. D'abord au niveau technologique avec l'abandon du format disquette ( Nintendo finira par suivre ) et ensuite au niveau culturel / commercial , les jeux ne s'adressant plus exclusivement aux jeunes joueurs. Famille de France pouvait bien pester, c'était une bataille perdue d'avance, le jeu video faisait des émules de 7 à 77 ans! Mais malgré tout, l'homme qui a tout bouleversé, c'est bien Hideo Kojima avec son métal gear solid sortie en 1998. Non pas que je dénigre les Sakaguchi (Final fantasy) et autres consors, mais pour moi c'est vraiment cet homme qui a fait de l'immersion un des pilliers d'un jeu video réussit. Qui s'est servit de l'Histoire pour nous inviter des scénarios les plus travaillés du genre. Qui nous invite véritablement à nous introspecter, nous, humains faibles soumis la plupart du temps aux malveillances des puissants.

 


Là où l'équipe de Kojima fait fort, c'est qu'il nous met pourtant dans la peau d'un héros qui en impose. Snake, agent secret devant l'éternel, avec la panoplie qu'on imagine. Un James Bond moderne en quelque sorte, bien moins kitsch que les anciens et pas aussi violent que les nouveaux. Un homme que l'on imagine froidement utilitaire au début de la saga, puis qu'on suit sans perdre haleine face aux péripéties du destin. un peu comme Kratos en fait, la barbarie en moins. L'épisode snake eater, le troisième de la saga, est en fait la génèse de métal gear. Sous cette appelation "combattant de métal" se cache en fait une nouvelle arme ultrasophistiqué capable de lancer une frappe nucléaire de n'importe quel endroit du globe et surtout de n'importe où. Ceux qui s'interesse à l'Histoire comprendront aisément que cette course aux armements amorcé au début du XXème siècle sera une des constante principale de la géopolitique mondiale, aussi bien à l'époque que de nos jours. Snake eater nous plonge donc au début de la guerre froide. Vous incarnez Naked Snake, soldat d'élite de Fox, chargé de rappatrier Sokolov, un génie soviétique expert en armement.Après avoir été parachuté en pleine jungle russe, vous voilà seul avec pour objectif principal: n'être ni vu ni entendu...Face à des soviétiques armé au minimum d'AK-47, vous ne disposez que d'un équipement très restreint, couteau et pistolet anestésiant. David contre Goliath si j'ose dire... Heureusement, ce ne sont pas vos seuls atouts, votre instructeur Big Boss vous a donné toutes les ficelles du combat rapproché (CQC) et vous avez un sens inné du camouflage.

 


Le perfectionisme des dévoloppeurs frappe la rétine dès le premier coup d'oeil. Le jeu a beau être de 2005, il est encore plus beau que bien des jeux next gen. L'environnement est ultra détaillé, flore et faune pullullent autour de vous et j'en profite pour dire que tout à son utilité. Les plantes vous servent de remèdes, de pansements tandis que les animaux vous restaure la jauge d'endurance qui, si elle tombe à zéro, est synonyme de mort.

 

 

A vous donc les joies de la chasse avec parfois la chiasse qui va avec. Eh oui, on ne peut pas bouffer n’importe quel serpent comme çà ! De plus, les denrées sont périssables. Le jeu tient compte du temps hors connexion à plusieurs reprises dans diverses situations mais je vous laisse la surprise. Rien de bien handicapant ne craignez rien. Les possibilités du jeu sont immenses, capture d’animaux dangereux pour se débarrasser des gardes, magazines cochons pour détourner leurs attentions, leur faire sauter leur stock de nourriture pour les affamer et ensuite leur lancer de la bouffe avarié, j’en passe et des meilleures. Dans le genre infiltration, il surpasse de très loin tout le genre, Deus EX compris. Les environnements sont très variés et l’adaptation sera le maître mot. Ceci dit, l’affrontement est parfois inévitable. Une fois repéré, il est stupide de laisser l’ennemi vous canarder. A moins d’avoir une bonne planque bien sur mais n’oubliez pas qu’ils ont des grenades et s’en servent. Leur arsenal est pour le moins varié et heureusement que des armes existantes à l’époque, kojima oblige. Tout est crédible et cela est si bon qu’on en oublie les petits défauts résiduels. Ce qui se limite dans ce jeu à vouloir une durée de vie accrue !

Car les phases de gameplay génialisimes sont sublimées par une narration hors du commun. Essayez le et je peux vous assurer que l’histoire sera bientôt passé dans votre inconscient comme Star Wars ou le Seigneur des Anneaux. Dans le souci d’en dévoiler le moins possible, je vous dirais seulement qu’Eva et Big Boss sont les deux femmes virtuelles les plus fantasmatiques du jeu video, que les cobras (groupe d’élite commandé par Big Boss) sont tous charismatiques (un petit moins pour The Fury mais le combat reste excellent), enfin sans mauvais jeu de mots, vous vous souviendrez jusqu’à la fin de vos jours du combat contre The End. Il m’arrive encore plus de 5 ans après de relancer le jeu pour me refaire cette partie de cache cache en pleine jungle. Tout simplement Dantesque !!!

 


Les qualificatifs manquent. En écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser au plaisir incommensurable que ce jeu m’a procuré. Je le place sans hésiter au panthéon des jeux video. Il ne plaira pas à tout le monde, mais si vous avez encore la manette dans les mains après une heure de jeu, vous ne décollerez plus !


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Avis de Docteur Jones86
Le 08 Décembre 2011 - Par Docteur Jones86 -
Moyenne de l'article 16 /20

Article assez complet et bien illustré, il ne manque que quelques vidéos.

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