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frissons du passé... Resident evil 2

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frissons du passé... Resident evil 2 frissons du passé... Resident evil 2

SONY PS1

Le 04 Avril 2012 - Par looping - article lu 771 fois - Moyenne de 17,60

Surpris que ce monument du jeu video n’ait pas son article de gamer dans GGA et soucieux de remonter le moral des troupes après l’arrivée de l’ignoble raccoon city ( voir l’excellent article de Fonkysensei et la video de Pento), je m’ attèle à livrer les résidus tenaces d’une peur que j’aimerais retrouver, j’ai nommé Resident Evil 2 !

 

 

Je me souviens d’une époque où les jeux vidéo se voulaient enfantin, dans un esprit plutôt Walt Disney. La violence existait bien sur. Je pense évidemment aux jeux comme Golden Axe, Double dragon ou encore Altered Beast et Street of Rage. Mais alors, la violence n’était pas encore mêlé à l’angoisse et seuls des jeux comme Castelvania essayait d’insuffler une atmosphère flippante à ces beat’em all.

Il faudra attendre 1991 et la venue d’un ovni dont tout le monde reste admiratif : Another World où un jeune scientifique se retrouve perdu dans un autre monde, prisonnier et pratiquement sans défense, nous avons là les prémices du survival horror !

L’année suivante voit le premier survival à part entière : Alone in the dark !

Les français d’Infogrammes réussissent en un jeu à imposer un genre nouveau.

La recette change, ici les ennemis ne servent plus de chair à canon. Ils sont de véritables obstacles dont le joueur devra se méfier et si possible éviter.

Les développeurs s’inspirent de « l’horreur » littéraire ou cinématographique pour créer une atmosphère angoissante, surnaturelle, souvent teinté de violence gore à l’état pure. Le héro, livré à lui-même dans l’inconnu, devra maitriser ses nerfs et ses capacités mentales pour s’en sortir, malheureusement jamais indemne, de cette expérience horrifique.

Tel est le crédo du survival horror qui a tendance malheureusement à disparaître au profit d’une action qui pénalise souvent l’atmosphère.

 

Resident evil sort en 1998 soit deux années après le premier opus qui révolutionne le genre ( voir article Dr jones ). La playstation est désormais intégrée dans de nombreux foyers grâce entre autre à Tomb raider 2 et Final fantasy 7 qui ont poussé les joueurs à craquer pour la console de Sony. Capcom veut et va faire mal !

 

Le développement du jeu commencé en 1996 sera on ne peut plus chaotique. La trame intégrait de nombreux éléments absents de la version finale, les deux chemins des héros ne se croisaient pas etc. Au tout début du développement, le producteur Shinji Mikami est souvent en désaccord avec Kamiya et tente d'insuffler ses idées à l'équipe. Finalement, il se restreint à son rôle de superviseur et demande à voir l'état d'avancement une fois par mois.

 

Mikami pensait que les différents aspects du jeu étaient bons séparément, mais que le tout n'était pas satisfaisant. Il s'attendait à ce que ces aspects fusionnent dans les trois mois avant la date de sortie prévue, en mai 1997. Mais peu avant mai, Resident Evil 1.5 est totalement abandonné à un stade de développement d'environ 65 %. En effet, l'histoire de RE 1.5, prévue comme une fin à la série, est désapprouvée par le superviseur Yoshiki Okamoto justement parce qu'elle ne permettait pas de faire de suites. Mikami avouera plus tard que le jeu n'aurait pas atteint la qualité souhaitée dans le temps imparti ; il désapprouvait le système de jeu et les environnements lui semblaient « ternes et ennuyeux ».

 

 

Le jeu sera donc en grande partie « reconçu » dans une approche plus hollywoodienne et là mes amis, on peut dire ce qu’on veut, mais Capcom nous a sortie une tuerie qui servira d’étalon à tous ceux qui ont suivi !

 

 

L’histoire se passe dans la petite bourgade de Raccoon City, à quelques kilomètres du manoir où les commandos des STARS s’étaient confrontés aux abominations du laboratoire Umbrella corporation. D’étranges rumeurs circulent, on aperçoit des drôles d’individus aux lisières de la ville et une explosion semble avoir eu lieu dans le laboratoire d’Umbrella situé en sous-sol de Raccoon. Claire Redfield, sœur de Chris Redfield (héro de résident 1) débarque en ville à la recherche de son frère dont elle n’a plus de nouvelles. Léon Kennedy, l’autre protagoniste de l’histoire est un jeune policier qui effectue son premier jour de service.

Une cinématique nous plonge tous de suite dans le bain. Je vous laisse la découvrir, elle est magistralement orchestrée comme toutes celles du jeu. Claire et Léon se retrouve séparés après un « accident » et décide de se retrouver au commissariat de la ville. L’aventure commence…

 

 

Là on comprend l’intérêt des deux CD, chaque personnage aura deux scénarios distincts, le tout pour une durée de vie d’environ 15 heures. Ce jeu est un des plus longs de sa génération.

On sent toute de suite le décalage par rapport au premier. Une horde de zombie hante les rues, toute prête à vous bouffer. Les décors en pré-calculés sont magnifiques et très colorés. Les éclairages sont saisissants. Plus de 5 ennemis peuvent apparaître à l’écran.  Ils sont plus détaillés que dans RE mais toujours un peu trop mou pour moi. Sans cervelle vous me direz que c’est pas facile…

 

Les principes de jeu reste les mêmes avec son alternance d’énigmes plus ou moins simples (très simples en vérité) et le frisson qui nous parcoure à l’entrée de chaque pièce. Il faut bien avouer que les temps de chargement sont si longs qu’on avait le temps de psychoter !

 

Dans votre périple horrifique, vous ferez la connaissance de la mystérieuse Ada que les connaisseurs ont retrouvée dans RE4 ; ainsi que la petite Sherry qui semble avoir grandi dans le futur must (enfin je l’espère) RE6 ! Toutes deux très attachantes…

Les Boss sont pour le moins impressionnants et imposants et la moindre erreur sera fatale.

Le virus G, variante du virus T, semble avoir des effets encore plus néfastes et le tyran (ennemi récurrent du jeu) vous en fera voir des vertes et des pas mures !

 

 

Que dire d’autre si ce n’est que l’ambiance glauque est bien présente. Les bruitages parfaits ajoutent considérablement à l’angoisse sachant que les angles de caméra sont parfois volontairement choisis pour vous surprendre. Les lickers sont les ennemis les plus flippants jamais vu. Je ne mets pas de visuel volontairement pour ménager la surprise…

 

La prise en main est assez facile même si la rigidité des Résidents n’est plus au stade de légende. Elle est toute de même plus travaillée que Silent Hill et l’arsenal clairement plus fourni.

 

Le jeu a vieilli certes, et fait aujourd’hui figure d’antiquités. Mais pour les courageux qui ne sont pas rebutés par les temps de chargements, allez –y les yeux fermés mais gardez un œil ouvert !!

Le jeu est honteusement le même sur Gamecube sorti 5 ans plus tard. J’en profite d’ailleurs pour conseiller le résident 1 totalement refondu sur cette même console. Sans doute le meilleur survival à ce jour !

 

 

 

J’espère vous avoir donné envie de vous essayer à ce must. Les qualités du titre sont nombreuses. L’histoire est très bien rythmée, le plaisir de jeu intense. La nostalgie m’arrache des larmes quand je songe à cette époque où tous ces jeux en avaient dans les tripes. Malgré une technologie dépassée, on regarde encore vers le passé…

 

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Les Avis des Gamers

Avis de vispacem
Le 18 Avril 2012 - Par vispacem -
Moyenne de l'article 18 /20

Un article parfaitement rédigé, complet et prenant! Pour avoir suivi looping dans ses pérégrinations cauchemardesques sur ce jeu (et les autres, puisque ma console était en fait SA console) je ne peux que partager son enthousiasme et sa nostalgie pour cet épisode et la saga "resident evil" (à prononcer avec une voix caverneuse hein). Encore une fois, un super travail et plein d'encouragements!

Avis de Multifragman
Le 09 Avril 2012 - Par Multifragman -
Moyenne de l'article 20 /20

Article superbe! rien à redire sur ton style et je précise que la nostalgie qui te touche m'affecte également... je suis cependant moins optimiste que toi pour le prochain RE (à voir). J'ai beaucoup aimé la rétrospective aussi, on voit que tu t'es documenté sur le sujet! En un mot : bravo!
nb : première fois que je mets 20 je crois (pour info)
nb² : idem pour les lickers (souvenirs...)

Avis de PentoGGA
Le 05 Avril 2012 - Par PentoGGA -
Moyenne de l'article 18 /20

Cet article est rédigé à la manière d'un docteur Jones, c'est à dire qu'il y a une intro qui rappelle un peu les origines et l'histoire de la création du deuxième volet, et j'aime bien ce genre d'article. Dommage qu'il manque des vidéos rien que pour avoir un aperçu de l'ambiance qui était énorme !

Avis de Docteur Jones86
Le 05 Avril 2012 - Par Docteur Jones86 -
Moyenne de l'article 16 /20

Un article qui complète bien celui que j'ai fait sur le premier Resident Evil, merci looping!
Ton article est bien rédigé et rend honneur à ce chef d'oeuvre qu'est Resident Evil 2!

Avis de fonkysensei
Le 05 Avril 2012 - Par fonkysensei -
Moyenne de l'article 16 /20

Merci looping pour cet article vraiment sympa. RE 2 en méritait bien un ! Décrié par certains fans de la série, c'est pourtant celui qui m'a le plus marqué après le premier. Il possède une personnalité forte qui le démarque des autres et son système de scénarios croisés était très innovant pour l'époque. C'est bien aussi d'avoir parlé de RE 1.5 qui bien que sûrement mauvais, reste un fantasme impalpable pour les amateurs de la série.

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