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FFXII : une apothéose pour la PS2

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FFXII : une apothéose pour la PS2 FFXII : une apothéose pour la PS2

SONY PS2

Le 12 Mars 2012 - Par looping - article lu 873 fois - Moyenne de 16,50

FFXII

 

Liberté !!!!

Plus qu’un mot dans notre belle langue de Molière et plus qu’un concept dans cet épisode de la série Final Fantasy. Ce FFXII, si décrié par certains est pourtant une perle vidéoludique. Si les plus déçus ont vu dans celui-ci le déclin de la saga, je ne partage pas cette opinion, et ce pour plusieurs raisons. Explications…

 

Tout d’abord il faut rappeler le contexte de sa sortie. Se souvenir que le passage sur PS2 ne s’est pas fait sans anicroche. Avec les avancées technologiques, les développeurs ont du adapter tout leur système. Plus de décors pré-calculés où les personnages ressemblant plus à un amas de pixels (il faut être honnête) évoluent dans des décors certes magnifiques mais figés sans quasiment aucune animation. La puissance de la PS2 (et oui j’en vois sourire…) a permis ce qu’on appelle la 3D temps réel. De fait, on peut voir évoluer ses personnages dans des décors en 3 dimensions et même, révolution absolue : changer son angle de caméra ! Avec toutes ces innovations, il faut avouer qu’il aurait été dommage de rester sur ces acquis et de ne pas en profiter. FFX, premier sur PS2, est donc sorti ( en 2002 ) comme réponse aux nombreuses attentes des joueurs du monde entier. Final Fantasy ayant désormais une renommée mondiale. On peut dire que Squaresoft nous a fait baver d’impatience. Tellement bavé que le choc des générations fut comme un coup de massue sur la tête. Je n’ai fais qu’une petite dizaine d’heures sur ce numéro X tellement j’étais désorienté, déçu, frustré et je me rends compte aujourd’hui que j’ai du passer à côté de quelque chose car mon petit frère en garde un super souvenir. D’ailleurs, jusqu’il y a peu, on pouvait acheter du Squaresoft avec la certitude d’un jeu accomplie et intéressant.

 

 

FFXII sort quand à lui en 2006 au japon et 2007 sous nos latitudes. La Playstation 2 nous prouve qu’elle n’a pas dit son dernier mot malgré l’arrivée de la nouvelle génération de consoles. Square-Enix nous livre là un jeu qui n’a pas à rougir dans le panthéon de ses ancêtres.

La jaquette du jeu nous permet d’admirer une nouvelle fois la finesse de traits d’Amano, longtemps character design, qui se résigne ici à quelques artworks. Elle nous montre un des juges, méchants officiels du jeu, en armure médiévale. L’ignorant pense sans doute se retrouver avec un univers très héroic-fantasy et connaît sa première surprise dans la sublime cinématique de lancement où l’influence StarWars transpire. L'histoire de Final Fantasy XII débute dans la Cité Royale de Rabanastre, capitale du royaume de Dalmasca, où l'on célèbre avec une joie immense le mariage de la Princesse Ashe, héritière du trône de Dalmasca, avec le Prince Rasler, héritier du trône de Nabradia. La liesse est vite interrompue par l'invasion inattendue de Dalmasca par l'Empire d'Archadia. Dans la guerre qui suit, Nabradia et Dalmasca ne tardent pas à être envahies et annexées par Archadia. La guerre cause d'innombrables morts, parmi lesquels le Prince Rasler. Le Roi de Dalmasca, Raminas, qui est contraint de signer la capitulation de son royaume, est quant à lui assassiné. La tentative de sauvetage du Roi, orchestrée par les Chevaliers Dalmascans échoue lorsque Basch, l'un de ses plus valeureux membres, assassine Raminas ainsi que Reks, un jeune soldat de 17 ans qui accompagnait les Chevaliers et frère de Vaan le héros de l’histoire par la suite. La trahison de Basch, ainsi que le suicide présumé de la princesse (elle a brusquement disparu) sont annoncés par le Marquis Ondore (qui sera le narrateur épisodique).

 

 

Cette superbe mise en bouche nous donne le ton. L’épopée devrait être à la hauteur de nos attentes. Le monde d’Ivalice est immense, peuplé de races extraordinaires dans une architecture très méditerranéenne. Les développeurs ont d’ailleurs joué les touristes en Turquie notamment. Le moderne et l’ancien s’entremêlent et je laisse chacun juger de la cohérence d’un tel parti prit. Personnellement, j’adore !

 

 

Mais comme on dit, la critique est facile mais l’art est difficile. FFXII est encensé par la critique. Les fans de la saga lui réserveront un accueil mitigé. La majorité des reproches se portent sur une narration mal comprise, dans un rythme pas assez soutenu pour certains. Des reproches mérités mais sans doute là pour laisser la place et le temps aux joueurs d’arpenter les zones à leurs rythmes. D’effectuer les contrats de chasse aux monstres par exemple, ou encore de dénicher les butins qui vous permettront de débloquer de nouvelles affaires chez les marchands. Un système de cristaux de téléportation vous permettent de faire des allers retours entres les nombreux lieux du jeu.

Ce qui m’amène au deuxième reproche du jeu, les personnages qui manquent cruellement de charisme. Là, il est vrai que Square nous avait habituer à beaucoup mieux. Le jeune orphelin Vaan n’a pas une tirade à la hauteur, il bredouille quand on l’on demande ce qu’il veut etc. Il est comme un petit chien perdu que ses compagnons de voyage sont obligés de trimballer.Dommage même si on peut interpréter ce manque de caractère comme une volonté des développeurs de laisser aux joueurs un personnage auquel on peut s’identifier facilement. Il aurait été encore préférable à ce compte là de ne pas le faire parler du tout.Heureusement le reste des personnages relèvent quelque peu le niveau. Sans être les plus marquants, on peut dire que Fran et Balthier les deux pirates du ciel forment un sacré duo.Mais forcés de reconnaître que les personnalités n’ont pas été assez approfondies. Les inquiétudes métaphysiques de la saga ont totalement disparu. Ici, c’est une histoire de vengeance avec une quête du pouvoir absolu des « méchants ». Vu et revu. Et les méchants n’ont pas été non plus travaillés. Les juges sont classes sans plus, et le prince héritier Vayne a une voie anglaise qui le décrédibilise complètement.

 

 

Le point fort du jeu, une fois n’est pas coutume, vient des PNJ. Les gens rencontrés sont vraiment en cohérence avec le monde qui les entoure. Leurs designs sont excellents. Jamais les mogs n’ont été plus attachants ! Le bestiaire est complet allant des petites tomates tueuses aux dinosaures et autre loup garous en passant par des monstres ailés des plus imposants comme les guivres. Sans parler des mortels élémentaux devant lesquels il vaut mieux fuir sans un bon niveau. Là Square n’a pas perdu de sa superbe, le monde proposé est tout simplement merveilleux.

 

 

Et la persévérance dans l’exploration trouve sa récompense. Car pour terminer tout les contrats, vaincre tout les périls (les eons et autres monstres uniques), débloquer toutes les armes et armures, il faudra cravacher dur. Les combats sont parfois titanesques, à la hauteur des « armes » de FF7 ! Ne vous contentez pas d’attribuer les meilleures armures en regardant seulement leur niveau de défense. Car leur poids modifie votre vitesse, votre vigueur ou encore votre magie. Et si pour la plupart des petits monstres ce n’est pas dommageable, cela le devient très vite pour les balèzes. Et vous maudirez le jeu quand vous devrez vous retaper un quart de combats pour n’avoir pas opté pour la bonne stratégie ! Bref, ceux qui aiment les challenges seront conquis. D’autant plus si vous pouvez vous procurez la version internationale qui permet une spécialisation pour chaque personnages. Ce qui est d'ailleurs beaucoup plus intéressant à faire même avec la version de base.

Le système de gambits ( action automatique ) se révèle très intelligent. En dehors des soins automatique bien pratiques, vous aurez la possibilité de prévoir une multitude de combinaison pour faire face à tout les cas de figure. Un bon ajustement des vols et des captures vous permetteront de débloquer les butins les plus précieux. De même, vous pourrez enchainer des techniques tels les coups aveugles si l'ennemi vous désorbitent! ( nan je déconne , on est pas dans god of war!! ). Bref, ce système est pour moi un des plus intéressant depuis les matérias. Dire que tout est automatisé serait faux. Le déplacement autour des monstres a son importance et la réactivité face aux attaques sera votre meilleure arme. D'ailleurs les accessoires complètent parfaitement le système. Entre les habituels "anti silence" et autre bracelet d'endurance, nous avons droit à des esquives , des ripostes agressives etc. De quoi spécialiser ses équipes et jouir de la raclée devant des montres qui vous dépassent pourtant de deux ou trois fois en taille! Attention toutefois, même les plus petits s'avèrent fatals. Les imprudents tombés sous les coups des oignons fous dans le bois des charmes savent de quoi je parle!

Les furies sont remplacés ici par un système dénomé "impulsions". Que vous dire à part qu'on touche là aux limites de la PS2. Les personnages sont sublimés par des effets visuels renversants. Et si leurs efficacités n'est pas vraiment avérés, il serait impensable de se passer d'un tel spectacle. Il est par contre assez contrariant que les invocations se retrouve sous la forme d'un pnj qui suit celui qui l'a invoqué. Par très spectaculaire, et surtout pas très efficace. Dommage car elles ont un design des plus réussis et sont assez coriaces a battre. Leurs attaques se révèlent quand même bien pratiques pour nettoyer le champ de bataille, c'est trop long c'est tout.

 

 

J'en arrive maintenant à un point majeur dans un rpg, après avoir parlé de l'univers proposé (magnifique!), des combats (dynamiques, intéressants, spectaculaires!!!), je veux parler bien sur de la musique. Sakimoto nous livre là des belles mélodies incroyablement équilibrés. Aucun thème inaudible et tous vous trotteront dans la tête bien après l'arrêt de la console. Des accords de harpes, des mouvements symphoniques dantesques pour une véritable réussite d'harmonie. Du pur bonheur!

 

C'est donc le mot de la fin pour ce jeu qui n'est pas sans défaut certes. Mais ces nombreuses qualités font pencher la balance très favorablement à mon avis. Si la narration pêche un peu en longueur, l'histoire reste très mature et mérite le coup d'oeil. L'univers d'Ivalice n'attend que vous!! Vous ne regretterez pas le voyage, foi de mog!!!

Les Images

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Les Avis des Gamers

Avis de NurcGaming
Le 19 Mars 2012 - Par NurcGaming -
Moyenne de l'article 19 /20

Excellent article, j'adore FFXII. J'approuve tout ce que tu as dit dedans, cela me rappelle l'époque où je tentais en vain de tuer Yiazmat...

Continue comme ça !

Avis de FufuAkina
Le 15 Mars 2012 - Par FufuAkina -
Moyenne de l'article 14 /20

Bonne article. Qui ma donné envie de testé un FF.

Avis de PentoGGA
Le 14 Mars 2012 - Par PentoGGA -
Moyenne de l'article 17 /20

Un brillant article à l'image du jeu. ^^

Avis de Docteur Jones86
Le 12 Mars 2012 - Par Docteur Jones86 -
Moyenne de l'article 16 /20

Bon article.

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