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Aborder les rivages sublimes des caraîbes...

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Aborder les rivages sublimes des caraîbes... Aborder les rivages sublimes des caraîbes...

MICROSOFT XBOX 360

Le 12 Novembre 2013 - Par looping - article lu 1061 fois - Moyenne de 18,00

 

hola moussaillons!


Vous qui rêvez d'exploration, de chasse aux trésors et de duels aux sabres sur le pont d'un bâtiment aux voiles rouges comme le sang ou noires comme la mort, cet Assassin' s Creed 4 est fait pour vous !


 

 

Peu de saga nous a fait autant voyager que celle d'Ubisoft, de la terre sainte  (Jérusalem, Damas)

 

 

à l'Italie de la renaissance (Florence, Venise, Rome)


 

 

 

en passant par Istanbul.

 

 

Ce Black Flag nous amène aux frontières du nouveau monde dans la peau d'un corsaire venu trouver fortune. Ayant écumé jusqu'à plus soif les Caraïbes, il est temps pour moi de juger cet épisode, ses actes de piraterie et de décider s'il mérite la potence!

Mais avant de nous plonger dans le jeu, un petit rappel du contexte historique de la piraterie. Christophe Colomb, un génois marié une portugaise soutire les informations à son beau-père qui lui permettront de prendre les bons vents (alizés) pour gagner l'inde par l'ouest. Après 2 mois de mer, il tombe sur une île proche de cuba. Heureusement car la mutinerie n'était pas loin. Ce mauvais marin croit être arrivé aux indes. Voilà  pourquoi on continuera d'appeler cette région les indes occidentales. Nous sommes en 1492!


 

Le continent sera decouvert une dizaine d'années plus tart; bientôt les conquistadors espagnols mettent fin aux empires incas et aztèques.


 

Les Caraïbes deviennent le refuge de tous les exclus, les oppressés, hommes et femmes le plus souvent contraints de s'exiler du continent européen. Ils trouvent dans cette nature sauvage, loin des tyrannies des puissants, une certaine liberté. Les hollandais vont envoyer des corsaires pour mettre à mal le monopole espagnol. Le héros de Black Flag est de ceux-là. Il correspond à l'idéal romantique littéraire du 19ème siècle mise en vers par Stevenson dans son île aux trésors.


 

 

L'épopée d'Edward Kenway nous plonge quand cette éphémère utopie (elle a duré à peine un siècle) a pris fin au début du 18ème siècle. Comme à son habitude, Ubisoft a bien travaillé son background historique et nous plonge dans un univers crédible et travaillé en détail. On peut bien sûr s'attrister qu'il n'ait pas impliqué le héros dans les changements de son temps mais la réalité historique l'explique aisément. Les quelques flibustiers restés en mémoire n'ont pas accomplis grand-chose.



 

 

Ces quelques précisions énoncées, faisons place au jeu.

 

Après une introduction d'une qualité époustouflante où l'on retrouve Barbe Noire vantant nos mérites et une courte mise en scène, nous voilà échoué sur un bout d'île paradisiaque en compagnie d'un assassin. Celui-ci s'enfuit bientôt et votre but est de le débusquer. L'aventure commence...

 

 

 

La première chose qui frappe et qu'on ne peut nier, c'est la beauté de l'environnement. Des eaux turquoises des lagons au soleil perçant de ses rayons dorés la cime d'arbres majestueux où dégoulinent en cascade des lianes enchevêtrées... Tout n'est que pure poésie. On ne pouvait attendre moins des créateurs de Far Cry 3 dont les modèles de végétation ont sûrement été repris pour notre plus grand plaisir. Quand je vois le résultat sur Xbox 360, je salive en pensant aux améliorations que la prochaine génération apportera. Non seulement les décors virtuels sont magnifiques et très bien construits, mais en plus tous fourmillent d'animations.  Des oiseaux, des crabes, des singes et toute une faune exotique que je ne peux dénombrer tant elle est importante. En ville les animaux domestiques sont présents. Il y a même un succès pour 5 chiens tués !! S'il vous plaît ne le faîtes pas et ne donnez pas crédit à un crétin d'Ubisoft (il y a des con--rds partout!).



 

 

En un mot, le monde qui nous entoure est bien vivant. Les personnages non joueurs sont également nombreux, très mobiles et comme d'habitude leurs costumes d'époque respirent l'authenticité. A terme je pense que les créateurs devraient fournir aux PNJ une réelle identité car malgré tout ils ressemblent un peu à des poissons rouges dans un bocal. Je mets le doigt ici sur un tort inhérent à la série. D'une part de plus en plus fournie mais d'autre part on manque toujours d'âme et d'interaction. Quel dommage de se contenter des mêmes troubadours et autres danseuses tous calqués sur le même modèle, sans voix et répondant servilement à leur unique mission de diversion.



 

 

Je pense qu'il est inutile d'insister encore sur la richesse de l'univers. Les développeurs et la technologie ont fait du chemin depuis le premier épisode de la saga. Ici, pas un lieu ne ressemble à un autre. Des points communs entre les îles bien sûr mais réellement une volonté de variété qui se ressent et s'apprécie. J'ai adoré parcourir ce monde. Aussi bien sur terre que sur mer d'ailleurs.



 

 

Transition toute trouvée, la navigation prend une part prépondérante dans l'aventure. Heureusement nous avons droit à un excellent travail de création et d'animation. Nous aurions pu craindre une mer d'huile mais c'est loin d'être le cas. Les tempêtes sont intenses et meurtrières. Imaginez-vous poursuivi par un navire deux fois plus puissant. Une tempête commence à se déchainer rendant les combats compliqués. Une aubaine pour vous ? C'est sans compter la tornade qui vous arrive par bâbord et la vague scélérate par tribord... Croyez-moi sur parole, vous gueulerez comme George Clooney dans votre salon ! (et vous aurez besoin de son charme pour rassurer vos voisins de ne pas appeler la police !! )



 

 

C'est le genre d'expérience que peut vous fournir AC4 Black Flag. Du moins dans les premières heures de jeu. J'en arrive au deuxième point négatif du soft et bien plus ennuyeux : le niveau de difficulté le plus mal dosé jamais vu. A vouloir toucher le public le plus large, malgré un pegi18 encore une fois bien hypocrite, nous avons droit à une expérience bien trop dirigiste à mon goût. Les combats sont très spectaculaires, avec une belle panoplie de contres différents selon l'arme utilisée. Mais ils sont également bien trop faciles. En s'adaptant au rythme des adversaires vous serez intouchables : un comble! Conséquence première, un upgrading inutile voir même handicapant l'expérience de jeu. C'est encore plus rageant sur mer où je vous le disais, l'impression de vulnérabilité donne tout son sens à la tactique et multiplie l'immersion. Mon conseil pour palier à se manque de clairvoyance à de ne pas chercher à s'améliorer. Cette composante du RPG n'est opportune qu'avec un challenge à la hauteur. Ce défaut est valable pour la plupart des jeux aujourd'hui mais dans AC4, il gâche tout.

 



 

 

Ceux qui ont pu s'essayer à AC3 verront les quelques nouveautés bienvenus au niveau des batailles navales. Outre les différents genres de munitions, boulets explosifs, mortiers etc, nous pouvons désormais aborder les navires endommagés. En effet, que serait un jeu de piraterie sans abordage ? Ces moments sont forts en action. C'est souvent la foire d'empoigne et on peut malheureusement noter quelques bugs bien décevants. Ca n'enlève rien aux points positifs de ces phases qui restent néanmoins excellentes avec différents objectifs à réaliser comme tuer le capitaine, capturer le pavillon ou encore mettre le feu aux poudres.

 


 

 

Au niveau de l'histoire, n'attendez pas un scénario à la Xénogears, ni même à celui de ces prédécesseurs. Où l'on prenait plaisir à découvrir les méandres de l'histoire d'Altaïr et d'Ezio, nous avons du mal à prendre en affection ce pauvre diable d'Edward. La ligue des assassins et les templiers se livrent toujours leur petite guerre. Ils sont quasiment tous d'une platitude absolue. Je ne dévoilerai pas les quelques rebondissements des brillants scénaristes. L'essentiel n'est pas là...

 




Là où Ubisoft fais fort c'est dans la variété des activités annexes. En plus des habituelles missions d'assassinats, nous avons des missions de combats navals; des chasses aux trésors parfois difficiles malgré encore une fois une aide plus que malvenue;

 


 

des parties de pêche sympathiques;

 

 

 

et pour finir des parties de plongées qui valent le coup d'oeil. Si ces dernières sont perfectibles et trop courtes, elles sont néanmoins magnifiques. On peut critiquer mais il ne faut pas abuser non plus. En cette fin d'année 2013, nous n'avons pas vu plus beau pour un jeu aussi vaste.

 


 

Pour finir cette présentation je vais essayer d'adopter un système de note à l'ancienne.

Graphismes: sublimes, magnifiquement colorés et inspirés. 19/20

Musique: pas de titres inoubliables mais une bande son de qualité. Mention spéciale aux chants de marins. 15/20

Réalisation: L'animation est au top. Quelques bugs de collision persistent cependant. 18/20

Durée de vie: Une petite vingtaine d'heure pour l'histoire principale. Le double ou le triple pour tout voir. 16/20

Plaisir de jeu: difficile de juger objectivement. Des défauts énervants que j'ai décidé d'ignorer tant la qualité du monde offert est magnifique. 17/20

 

Synthèse: des qualités énormes font de ce jeu un indispensable pour tous les amateurs d'aventure. On peut rêver qu'Ubisoft change son fusil d'épaule car le concept de base pourtant excellent s'étiole. L'avenir nous le dira.

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Les Avis des Gamers

Avis de Docteur Jones86
Le 14 Novembre 2013 - Par Docteur Jones86 -
Moyenne de l'article 18 /20

Excellent article, magnifiquement illustré et plutôt bien détaillé. j'ai beaucoup aimer la parenthèse historique. Dommage qu'il n'y est pas de vidéo(s)!

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